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Maintenant et à jamais | 17 octobre 2007

 Je me couche en pensant à toi Je dors en rêvant à toi Je me réveille en pensant à toi Je vis en pensant à toi Peut être est-ce trop ? Je ne le sais pas ... Sûrement Mais je ne peux m'en empêcher Depuis le jour où je t'ai connu Tu m'as ensorcelé Tu ne le savais même pas Et moi non plus Là est la magie Tu es mon meilleur ami Mon amour Mon amant Ma vie... Mais au fond de moi réside toujours une petite peur Cette peur la, c'est la peur de te perdre La peur que tu t'en ailles à jamais La peur qu'un jour tu arrête de m'aimer Mais cette peur j'essaie de la garder De la cacher Car je vois bien que tu m'aimes Et j'aime mieux vivre dans le présent Car quand je suis dans tes bras Que j'ai tes lèvres sur les miennes Je vois bien que tu m'aimes Et que je n'aies pas à m'en faire Je vois bien que ça ne sert à rien de s'en faire pour demain Car aujourd'hui tu m'aimes Et ça c'est très important Car moi aussi je t'aime et ce... pour la vie .....

....Annie (13 octobre 2000)

Publié par fleurdetiaree à 19:54:42 dans rayondesoleil | Commentaires (0) |

Douleur je vous deteste | 16 octobre 2007

  Douleur, je vous déteste ! Ah ! que je vous déteste ! Souffrance, je vous hais, je vous crains, j'ai l'horreur De votre guet sournois, de ce frisson qui reste Derrière vous, dans la chair, dans le coeur... Derrière vous, parfois vous précédant, J'ai senti cette chose inexprimable, affreuse : Une bête invisible aux minuscules dents Qui vient comme la taupe et fouille et mord et creuse Dans la belle santé confiante - pendant Que l'air est bleu, le soleil calme, l'eau si fraîche ! Ah ! " l'Honneur de souffrir " ?... Souffrance aux lèvres sèches, Souffrance laide, quoi qu'on dise, quel que soit Votre déguisement - Souffrance Foudroyante ou tenace ou les deux à la fois - Moi je vous vois comme un péché, comme une offense A l'allègre douceur de vivre, d'être sain Parmi des fruits luisants, des feuilles vertes, Des jardins faisant signe aux fenêtres ouvertes... De gais canards courent vers les bassins, Des pigeons nagent sur la ville, fous d'espace. Nager, courir, lutter avec le vent qui passe, N'est-ce donc pas mon droit puisque la vie est là Si simple en apparence... en apparence ! Faut-il être ces corps vaincus, ces esprits las, Parce qu'on vous rencontre un jour, Souffrance, Ou croire à cet Honneur de vous appartenir Et dire qu'il est grand, peut-être, de souffrir ? Grand ? Qui donc en est sûr et que m'importe ! Que m'importe le nom du mal, grand ou petit, Si je n'ai plus en moi, candide et forte, La Joie au clair visage ? Il s'est menti, Il se ment à lui-même, le poète Qui, pour vous ennoblir, vous chante... Je vous hais. Vous êtes lâche, injuste, criminelle, prête Aux pires trahisons ! Je sais Que vous serez mon ennemie infatigable Désormais... Désormais, puisqu'il ne se peut pas Que le plus tendre parc embaumé de lilas, Le plus secret chemin d'herbe folle ou de sable, Permettent de vous fuir ou de vous oublier ! Chère ignorance en petit tablier, Ignorance aux pieds nus, aux bras nus, tête nue A travers les saisons, ignorance ingénue Dont le rire tintait si haut. Mon Ignorance, Celle d'Avant, quand vous m'étiez une inconnue, Qu'en a-t-on fait, qu'en faites-vous, vieille Souffrance ? Vous pardonner cela qui me change le monde ? Je vous hais trop ! Je vous hais trop d'avoir tué Cette petite fille blonde Que je vois comme au fond d'un miroir embué... Une Autre est là, pâle, si différente ! Je ne peux pas, je ne veux pas m'habituer A vous savoir entre nous deux, toujours présente, Sinistre Carabosse à qui les jeunes fées Opposent vainement des Pouvoirs secourables ! Il était une fois... Il était une fois - pauvres voix étouffées ! Qui les ranimera, qui me rendra la voix De cette Source, fée entre toutes les fées, Où tous les maux sont guérissables ?

.....Sabine Sicaud

Publié par fleurdetiaree à 20:12:01 dans rayondesoleil | Commentaires (0) |

Vous parler? | 15 octobre 2007

   Vous parler ? Non. Je ne peux pas. Je préfère souffrir comme une plante, Comme l'oiseau qui ne dit rien sur le tilleul. Ils attendent. C'est bien. Puisqu'ils ne sont pas las D'attendre, j'attendrai, de cette même attente. Ils souffrent seuls. On doit apprendre à souffrir seul. Je ne veux pas d'indifférents prêts à sourire Ni d'amis gémissants. Que nul ne vienne. La plante ne dit rien. L'oiseau se tait. Que dire ? Cette douleur est seule au monde, quoi qu'on veuille. Elle n'est pas celle des autres, c'est la mienne. Une feuille a son mal qu'ignore l'autre feuille. Et le mal de l'oiseau, l'autre oiseau n'en sait rien. On ne sait pas. On ne sait pas. Qui se ressemble ? Et se ressemblât-on, qu'importe. Il me convient De n'entendre ce soir nulle parole vaine. J'attends  comme le font derrière la fenêtre Le vieil arbre sans geste et le pinson muet... Une goutte d'eau pure, un peu de vent, qui sait ? Qu'attendent-ils ? Nous l'attendrons ensemble. Le soleil leur a dit qu'il reviendrait, peut-être...

Sabine Sicaud

Publié par fleurdetiaree à 19:23:28 dans rayondesoleil | Commentaires (0) |

Je t'aime | 14 octobre 2007

  Je t'aime en français I love you en anglais Mais la langue que Je préfère c'est la tienne Mon amour pour toi est Aussi fort qu'un feu Un feu qui ne S'éteindra pas Tant que je serais Avec toi  Le feu ne peut pas vivre Sans bois comme moi Je ne peux pas Vivre sans toi L'océan a moins d'eau Que mon coeur A d'amour pour toi Tu es mon rayon De soleil qui rayonne Chaque jour Dans mon coeur ta bouche Mais je préfère La mienne car Sans elle je ne pourrais Te dire "je t'aime" avec une lame Je m'ouvrirais les veines, Et avec mon sang, Je t'écrirai "je t'aime"

Publié par fleurdetiaree à 14:18:18 dans rayondesoleil | Commentaires (2) |

Le récital des anges | 13 octobre 2007

 Plein de spleen nostalgique et de rêves étranges, Un soir, je m'en allai chez la Sainte adorée Où se donnait, dans la salle de l'empyrée, Pour la fête du ciel, le récital des anges. Et nul ne s'opposant à cette libre entrée, Je vins, le corps vêtu d'une tunique à franges, Le soir où je m'en fus chez la Sainte adorée, Plein de spleen nostalgique et de rêves étranges. Des dames défilaient sous des clartés oranges ; Les célestes laquais portaient haute livrée ; Et ma demande étant par Cécile agréée, J'écoutai le concert qu'aux divines phalanges Elle donnait, là-haut, dans des rythmes étranges...

Emile Nelligan

Publié par fleurdetiaree à 16:54:06 dans rayondesoleil | Commentaires (0) |

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