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Entends la chanson de l'eau... Comme il pleut, comme il pleut vite ! Il semble que des grelots Dans la gouttière s'agitent. A l'abri dans ton dodo Entends la chanson de l'eau ! Entends la chanson du vent... Comme les branches s'agitent ! Les nids d'oiseaux, bien souvent, Sont bercés, bercés trop vite. A l'abri des rideaux blancs Entends la chanson du vent. Entends la chanson du feu... Comme les flammes s'agitent Le feu jaune, rouge et bleu Pour te chauffer brûle vite. Quand tes yeux clignent un peu, Entends la chanson du feu. Ecoute les trois chansons Qui se font toutes petites Et douces comme un ronron Pour que tu dormes plus vite. Si tu veux, bébé, dormons Au bruit léger des chansons.
.....Sabine Sicaud
Publié par fleurdetiaree à 11:45:21 dans rayondesoleil | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par fleurdetiaree à 11:29:54 dans rayondesoleil | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par fleurdetiaree à 11:13:43 dans rayondesoleil | Commentaires (0) | Permaliens
Y'a des fois comme ça ! Où on s'dit à quoi bon s'lever ce matin Pourquoi se presser ? Si on s'est trompé de destin ! Y'a des fois comme ça ! On partirait bien à bord d'une roulotte, Et sans rouler carrosse, on sillonnerait le monde Sans s'arrêter, jusqu'à atteindre le Mont Sinaï. Y'a des fois comme ça ! Quand les miroirs perdent leurs reflets, Et n'vous révèlent même plus votre histoire. Y'a des fois comme ça ! Quand j'me sens à l'étroit, Il me prend des désirs incontrôlables De libérer les oiseaux bleus en cages Et de briser toutes les cages. Y'a beaucoup trop d'cages, d'ailleurs ! Y'a des fois comme ça, On s'prendrait bien par la main Pour s'enfuir sur le chemin ! Y'a des fois comme ça, On vous annonce qu'il y a des trains qui déraillent. Et c'est toujours la même bataille, « Pot de fer contre pot de terre » Et la Terre retourne à la Terre... Et le Fer... ? Y'a des fois comme ça ! Y'me prend des envies de grands silence, De transparence, d'évidence À rester dans ma coquille pour n'pas qu'on m'abîme. Y'a des fois comme ça ! Quand l'décor se cogne A l'étau des grands boulevards. Y'a des fois comme ça, Lentes asphyxies des heures qui s'étirent, Quand faut que j'respire ! Y'a des fois comme ça, Y m'prend des envies de vertes prairies, De bouffées d'oxygène à courir pieds nus dans l'herbe, Des envies de grands soleils à regarder de près, et À s'y brûler les yeux ! Y'a des fois comme ça ! Y'a des fois comme ça ! Quand je redeviens raisonnable, Où j'ai envie d'entendre Des « Il était une fois... » Pour cajoler mon âme. Y'a des fois comme ça... Des sourires d'Enfants Qui valent tous les Soleils...
....Catherine Laurent
Publié par fleurdetiaree à 20:05:39 dans rayondesoleil | Commentaires (0) | Permaliens
Un Loup n'avait que les os et la peau, Tant les chiens faisaient bonne garde. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau, Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde. L'attaquer, le mettre en quartiers, Sire Loup l'eût fait volontiers ; Mais il fallait livrer bataille, Et le rnâtin était de taille à se défendre hardiment Le Loup donc l'aborde humblement, Entre en propos, et lui fait compliment Sur son embonpoint, qu'il admire. "Il ne tiendra qu'à vous beau sire, D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien. Quittez les bois, vous ferez bien : Vos pareils y sont misérables, Cancres, hères, et pauvres diables, Dont la condition est de mourir de faim. Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée ; Tout à la pointe de l'épée. Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin." Le Loup reprit: "Que me faudra-t-il faire ? - Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens Portants bâtons, et mendiants ; Flatter ceux du logis, à son maître complaire : Moyennant quoi votre salaire Sera force reliefs de toutes les façons, Os de poulets, os de pigeons, Sans parler de mainte caresse." Le Loup déjà se forge une félicité Qui le fait pleurer de tendresse. Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé. "Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose. - Mais encore ? - Le collier dont je suis attaché De ce que vous voyez est peut-être la cause. - Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ? - Il importe si bien, que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrait pas même à ce prix un trésor." Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encore.
......Fables de Jean de la fontaine
Publié par fleurdetiaree à 19:43:44 dans rayondesoleil | Commentaires (0) | Permaliens
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