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la vie est une fleur l'amour en est le miel

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Tant qu'un homme ne s'interesse qu'à soi | 17 août 2007

 Tant qu'un homme ne s'intéresse qu'à soi, à sa fortune, à son avancement, à son succès personnel propre, il s'intéresse à bien peu de chose : tout cela est de médiocre importance et de courte durée, comme lui-même. À côté de cette barque qu'il conduit avec tant de soins, il y en a des milliers et des millions d'autres, de structure pareille et de taille à peu près égale : aucune d'elles ne vaut beaucoup, et la sienne ne vaut pas davantage. De quelque façon qu'il l'approvisionne et la manoeuvre, elle restera toujours ce qu'elle est, étroite et fragile ; il a beau la pavoiser, la décorer, la pousser aux premiers rangs : en trois pas, il en a fait le tour. C'est en vain qu'il la répare et la ménage ; au bout de quelques années, elle fait eau ; un peu plus tôt, un peu plus tard, elle s'effondre, elle va s'engloutir, et avec elle périra tout le travail qu'elle a coûté. Est-il raisonnable de tant travailler pour elle, et un si mince objet vaut-il la peine d'un si grand effort ?... Heureusement, pour mieux placer son effort, l'homme a d'autres objets plus vastes et plus solides, une famille, une commune, une église, une patrie, toutes les associations dont il est ou devient membre, toutes les entreprises collectives de science, d'éducation, de bienfaisance, d'utilité locale ou générale, la plupart pourvues d'un statut légal et constituées en corps ou même en personnes civiles, aussi bien définies et protégées que lui, mais plus précieuses et plus viables, car elles servent beaucoup d'hommes et durent indéfiniment ; même quelques-unes ont une histoire séculaire, et la longueur de leur passé présage la longueur de leur avenir. Dans l'innombrable flottille des esquifs qui sombrent incessamment, et incessamment sont remplacés par d'autres, elles subsistent comme des vaisseaux de haut bord : sur ces gros bâtiments, chaque homme de la flottille monte de temps en temps pour y travailler, et cette fois l'oeuvre qu'il produit n'est pas caduque, éphémère, comme l'ouvrage qu'il fait chez lui ; elle surnagera après qu'il aura disparu, lui et son esquif ; elle est entrée dans une oeuvre commune et totale qui se défend par sa masse. Sans doute, ce qu'il y insère pourra plus tard être remanié ; mais la substance en demeure, et parfois aussi la forme : tel précepte de Jésus, tel théorème d'Archimède reste une acquisition définitive, intacte et clouée en place depuis deux mille ans, immortelle dès le premier jour. - Par suite, l'individu peut s'intéresser, non plus seulement à sa barque, mais encore à un navire, à tel ou tel navire, à telle société ou communauté, selon ses préférences et ses aptitudes, selon l'attrait, la proximité ou la commodité d'accès, et voilà un nouveau ressort d'action antagoniste au premier. Si fort que soit le premier, parfois le second prévaut ; c'est que l'âme est très généreuse ou préparée par une longue discipline spéciale : de là tous les sacrifices, la donation de soi-même à une oeuvre ou à une cause, le dévouement de la soeur de charité et du missionnaire, l'abnégation du savant qui s'ensevelit pendant vingt ans dans les minuties d'une besogne ingrate, l'héroïsme de l'explorateur qui risque sa vie dans le désert ou parmi les sauvages, le courage du soldat qui se fait tuer pour défendre son drapeau. Mais ces cas sont rares. Chez le plus grand nombre d'hommes et dans le plus grand nombre de leurs actes, l'intérêt personnel l'emporte sur l'intérêt commun, et, contre l'instinct égoïste, l'instinct social est faible. - C'est pourquoi il est dangereux de l'affaiblir ; l'individu n'est que trop tenté de préférer sa barque au navire ; si l'on veut qu'il y monte et qu'il y travaille, il faut lui fournir des facilités et des motifs pour y monter et pour y travailler ; à tout le moins, il ne faut pas lui en ôter. Or cela dépend de l'État, sorte de vaisseau amiral et central, seul armé, qui tient sous ses canons tous les navires subordonnés ; car, quelle que soit la société, provinciale ou municipale, enseignante ou hospitalière, religieuse ou laïque, c'est l'État qui en fabrique ou en adopte le statut, bon ou mauvais, et qui, par ses lois, ses tribunaux et ses gendarmes, en procure l'exécution, stricte ou lâche. Partant [Par conséquent], sur cet article, il est responsable ; à lui d'agréer ou d'imposer le bon statut, la forme sociale la plus propre à fortifier l'instinct social, à entretenir le zèle désintéressé, à encourager le travail volontaire ou gratuit.

Hippolyte Taine(1828-1893)

Publié par fleurdetiaree à 17:54:14 dans rayondesoleil | Commentaires (0) |

Aimer pour oublier | 16 août 2007

Aimer pour oublier quelqu'un qui vous a fait du mal

qui vous a posé sur un piedestal pendant longtemps

qui vous a fait croire que vous étiez la meilleure

qui'l voulait avoir quelque chose de concret avec vous

qui a complètement oublié les bons moments passés ensemble à discuter

qui ma completement séduite alors qu'on était ami depuis trois ans

alors que je ne voulais rien avoir de plus que son amitié

mais comme je men veux detre tomber dans ses griffes

en fait qui se disait etre un homme alors quen fait c'était un gamin

qui a dévoilé devant tous meme sur le net tout ce que je ressentais

me faisant passer pour une moins que rien, mettant tout sur mon dos

qui se cachait derriere ses amies pour mieux me cerner et me casser

En vain car ma force de caractère est si grande que jen suis remise

donc moi je dis à cet homme, tu t'es trompé de personne moi je veux un homme

pas un gamin qui fait mumuse avec le coeur des filles

car je ne pardonne pas le mal que tu m'as fait

et je vais de ce pas donner tout mon amour

A quelqu'un qui le mérite et qui m'adore.....ange

Publié par fleurdetiaree à 20:17:34 dans rayondesoleil | Commentaires (0) |

Nouvel amour | 16 août 2007

 
   

                  Comment savoir d'avance
Si ce nouvel amour sera la vague immense
Qui transportera l'âme ivre d'émotion,
Jusqu'où s'annonce, enfin, la révélation,
Ou s'il ira se perdre en fol espoir vivide,
          En trépignements dans le vide ?
 
          À sa famille de pensées
          Une femme nous présenta ;
Ravi, nous avons dit, en phrases nuancées,
          Vers quel bonheur tendaient nos pas.
 
                  Un soir de clair de lune,
Un moment de tendresse et de rêve charnel,
Où le monde paraît simple et presque irréel,
Cette femme devient la grisante fortune
          Que notre désir appelait.
Le songe autour de nous danse un pas de ballet.
 
Tout à coup transparaît en l'aimée une tache
          Qui nous hallucine, grandit,
          Éclipse ses vertus et cache
                  Son charme de jadis.
 
          Et parce que la dissemblance
          Inéluctable entre les cœurs,
Avança par hasard son jour de délivrance,
          Le bel amour nouveau se meurt.

Alphonse Beauregard

 

Publié par fleurdetiaree à 17:53:18 dans rayondesoleil | Commentaires (0) |

chanson | 16 août 2007

 
   

Délices de mon cœur, aimable souvenir,
                Qui vient m'entretenir
                De la belle Clymène,
Parle-moi de ses yeux, parle-moi de ses traits,
           Mais des rigueurs de l'inhumaine,
                Ne m'en parle jamais.
 
Rappelle ces pensers qui peuvent rendre heureux
                L'esprit d'un amoureux
                Dans ce lieu solitaire.
Parle-moi des beaux yeux dont j'adore les traits,
           Mais de ce qui me peut déplaire,
                Ne m'en parle jamais.

Chal de Bouillon

 

Publié par fleurdetiaree à 17:27:17 dans rayondesoleil | Commentaires (0) |

Nos hivers quebecois | 15 août 2007

  Si tu voyais l'hiver, ici, comme c'est beau ! Les érables géants, sculptures délicates, Étalent leurs ramures noircies sur de la nacre. La neige immaculée s'amoncelle partout. Sur les toits, les sapins ,en bancs sur le gazon. Pour qui s'y aventure, elle est sable mouvant. Les rues, rivières calmes, sont des tableaux charmants Où les ombres varient selon l'humeur du temps, En symétrie fidèle, au tout commencement. L'air frais, froid ou glacé, est chargé d'énergie. Si l'on veut s'attarder il faut se rendre actifs. Lors, ce n'est qu'à l'abri qu'on devient nonchalants. Derrière d'immenses baies,fascinés ,on contemple, Dans l'éblouissement, en pleine nuit souvent Des haies de porcelaine, des gerbes de cristal.

Suzanne Walther-Siksou

Publié par fleurdetiaree à 15:31:39 dans rayondesoleil | Commentaires (0) |

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