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Je t'aime en français I love you en anglais Mais la langue que Je préfère c'est la tienne Mon amour pour toi est Aussi fort qu'un feu Un feu qui ne S'éteindra pas Tant que je serais Avec toi Le feu ne peut pas vivre Sans bois comme moi Je ne peux pas Vivre sans toi L'océan a moins d'eau Que mon coeur A d'amour pour toi Tu es mon rayon De soleil qui rayonne Chaque jour Dans mon coeur ta bouche Mais je préfère La mienne car Sans elle je ne pourrais Te dire "je t'aime" avec une lame Je m'ouvrirais les veines, Et avec mon sang, Je t'écrirai "je t'aime"
Publié par fleurdetiaree à 14:18:18 dans rayondesoleil | Commentaires (2) | Permaliens
Plein de spleen nostalgique et de rêves étranges, Un soir, je m'en allai chez la Sainte adorée Où se donnait, dans la salle de l'empyrée, Pour la fête du ciel, le récital des anges. Et nul ne s'opposant à cette libre entrée, Je vins, le corps vêtu d'une tunique à franges, Le soir où je m'en fus chez la Sainte adorée, Plein de spleen nostalgique et de rêves étranges. Des dames défilaient sous des clartés oranges ; Les célestes laquais portaient haute livrée ; Et ma demande étant par Cécile agréée, J'écoutai le concert qu'aux divines phalanges Elle donnait, là-haut, dans des rythmes étranges...
Emile Nelligan
Publié par fleurdetiaree à 16:54:06 dans rayondesoleil | Commentaires (0) | Permaliens
A celle qui est trop gaie Ta tête, ton geste, ton air Sont beaux comme un beau paysage ; Le rire joue en ton visage Comme un vent frais dans un ciel clair. Le passant chagrin que tu frôles Est ébloui par la santé Qui jaillit comme une clarté De tes bras et de tes épaules. Les retentissantes couleurs Dont tu parsèmes tes toilettes Jettent dans l'esprit des poètes L'image d'un ballet de fleurs. Ces robes folles sont l'emblème De ton esprit bariolé ; Folle dont je suis affolé, Je te hais autant que je t'aime ! Quelquefois dans un beau jardin Où je traînais mon atonie, J'ai senti, comme une ironie, Le soleil déchirer mon sein ; Et le printemps et la verdure Ont tant humilié mon coeur, Que j'ai puni sur une fleur L'insolence de la Nature. Ainsi je voudrais, une nuit, Quand l'heure des voluptés sonne, Vers les trésors de ta personne, Comme un lâche, ramper sans bruit, Pour châtier ta chair joyeuse, Pour meurtrir ton sein pardonné, Et faire à ton flanc étonné Une blessure large et creuse, Et, vertigineuse douceur ! A travers ces lèvres nouvelles, Plus éclatantes et plus belles, T'infuser mon venin, ma soeur !
....Charles Baudelaire
Publié par fleurdetiaree à 18:55:30 dans rayondesoleil | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai besoin de toi, Pour que tu prennes soin de moi... J'ai besoin de ta main, Pour y tracer mon destin... J'ai besoin de toi, Pour que tu éclaire mon visages... J'ai besoin de ton coeur, Pour y mettre mon bonheur... J'ai besoin de ta confiance, Pour être avec toi en confidence.. J'ai besoin de ton je t'aime, Il me fournit tant de rêves... ___... Mais ... Mais je n'ai plus ce "toi", Car tu as déchiré mon "moi"... Mais je n'ai plus ta main, Tu m'as laché en plein chemin... Mais je n'ai plus ce " toi ", Tu as brisé ma foi... Mais je n'ai plus ce coeur, Car il a fait mon malheur... Mais je n'ai plus ta confiance, Puisque tu en n'as fait ma méfiance... Mais je n'ai plus ton " je t'aime ", Il ne m'a fournit que de la haine... Et en quelques minutes Tu t'es tournés vers elle... Moi je m'envolais au ciel ... Car je voulais que toi et moi batissons un " je t'aime " eternel ... Mais cette amour ma été cruelle...
Publié par fleurdetiaree à 20:03:22 dans rayondesoleil | Commentaires (2) | Permaliens
Adieux a la mer Murmure autour de ma nacelle, Douce mer dont les flots chéris, Ainsi qu'une amante fidèle, Jettent une plainte éternelle Sur ces poétiques débris. Que j'aime à flotter sur ton onde. A l'heure où du haut du rocher L'oranger, la vigne féconde, Versent sur ta vague profonde Une ombre propice au nocher ! Souvent, dans ma barque sans rame, Me confiant à ton amour, Comme pour assoupir mon âme, Je ferme au branle de ta lame Mes regards fatigués du jour. Comme un coursier souple et docile Dont on laisse flotter le mors, Toujours, vers quelque frais asile, Tu pousses ma barque fragile Avec l'écume de tes bords. Ah! berce, berce, berce encore, Berce pour la dernière fois, Berce cet enfant qui t'adore, Et qui depuis sa tendre aurore N'a rêvé que l'onde et les bois! Le Dieu qui décora le monde De ton élément gracieux, Afin qu'ici tout se réponde, Fit les cieux pour briller sur l'onde, L'onde pour réfléchir les cieux. Aussi pur que dans ma paupière, Le jour pénètre ton flot pur, Et dans ta brillante carrière Tu sembles rouler la lumière Avec tes flots d'or et d'azur. Aussi libre que la pensée, Tu brises le vaisseau des rois, Et dans ta colère insensée, Fidèle au Dieu qui t'a lancée, Tu ne t'arrêtes qu'à sa voix. De l'infini sublime image, De flots en flots l'oeil emporté Te suit en vain de plage en plage, L'esprit cherche en vain ton rivage, Comme ceux de l'éternité. Ta voix majestueuse et douce Fait trembler l'écho de tes bords, Ou sur l'herbe qui te repousse, Comme le zéphyr dans la mousse, Murmure de mourants accords. Que je t'aime, ô vague assouplie, Quand, sous mon timide vaisseau, Comme un géant qui s'humilie, Sous ce vain poids l'onde qui plie Me creuse un liquide berceau. Que je t'aime quand, le zéphire Endormi dans tes antres frais, Ton rivage semble sourire De voir dans ton sein qu'il admire Flotter l'ombre de ses forêts! Que je t'aime quand sur ma poupe Des festons de mille couleurs, Pendant au vent qui les découpe, Te couronnent comme une coupe Dont les bords sont voilés de fleurs! Qu'il est doux, quand le vent caresse Ton sein mollement agité, De voir, sous ma main qui la presse, Ta vague, qui s'enfle et s'abaisse Comme le sein de la beauté! Viens, à ma barque fugitive Viens donner le baiser d'adieux; Roule autour une voix plaintive, Et de l'écume de ta rive Mouille encor mon front et mes yeux. Laisse sur ta plaine mobile Flotter ma nacelle à son gré, Ou sous l'antre de la sibylle, Ou sur le tombeau de Virgile : Chacun de tes flots m'est sacré. Partout, sur ta rive chérie, Où l'amour éveilla mon coeur, Mon âme, à sa vue attendrie, Trouve un asile, une patrie, Et des débris de son bonheur, Flotte au hasard : sur quelque plage Que tu me fasses dériver, Chaque flot m'apporte une image; Chaque rocher de ton rivage Me fait souvenir ou rêver...
....Alphonde de Lamartine
Publié par fleurdetiaree à 13:04:00 dans rayondesoleil | Commentaires (0) | Permaliens
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