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Erable rouge | 26 août 2007

 Érable rouge Dans le vent qui les tord les érables se plaignent, Et j'en sais un, là-bas, dont tous les rameaux saignent ! Il est dans la montagne, auprès d'un chêne vieux, Sur le bord d'un chemin sombre et silencieux. L'écarlate s'épand et le rubis s'écoule De sa large ramure au bruit frais d'eau qui coule. Il n'est qu'une blessure où, magnifiquement, Le rayon qui pénètre allume un flamboiement ! Le bel arbre ! On dirait que sa cime qui bouge A trempé dans les feux mourants du soleil rouge ! Sur le feuillage d'or au sol brun s'amassant, Par instant, il échappe une feuille de sang. Et quand le soir éteint l'éclat de chaque chose, L'ombre qui l'enveloppe en devient toute rose ! La lune bleue et blanche au lointain émergeant, Dans la nuit vaste et pure y verse une eau d'argent. Et c'est une splendeur claire que rien n'égale, Sous le soleil penchant ou la nuit automnale !

Albert Lozeau

Publié par fleurdetiaree à 14:24:15 dans rayondesoleil | Commentaires (0) |

La mesure de l homme | 25 août 2007

  Ce n'est pas celui qui critique qui est important, ni celui qui montre du doigt comment l'homme fort trébuche ou comment l'homme d'action aurait pu faire mieux. L'hommage est dû à celui ou à celle qui se bat dans l'arène, dont le visage est couvert de poussière et de sueur, qui va de l'avant vaillamment, qui commet des erreurs et en commettra encore, car il n'y a pas d'efforts humains sans erreurs et imperfections. C'est à lui ou à elle qu'appartient l'hommage, à celui ou à celle dont l'enthousiasme et la dévotion sont grands, à celui ou à celle qui se consume pour une cause importante, à celui ou à celle qui, au mieux, connaîtra le triomphe du succès, et au pis, s'il échoue, saura qu'il a échoué alors qu'il risquait courageusement. C'est pourquoi la place de cet homme ou de cette femme ne sera jamais avec ces âmes tièdes et timides qui ne connaissent ni la victoire ni la défaite. Mahatma K. Gandhi

Publié par fleurdetiaree à 18:46:53 dans rayondesoleil | Commentaires (0) |

La belle egyptienne | 24 août 2007

 Sombre divinité, de qui la splendeur noire Brille de feux obscurs qui peuvent tout brûler : La neige n'a plus rien qui te puisse égaler, Et l'ébène aujourd'hui l'emporte sur l'ivoire. De ton obscurité vient l'éclat de ta gloire, Et je vois dans tes yeux, dont je n'ose parler, Un Amour africain, qui s'apprête à voler, Et qui d'un arc d'ébène aspire à la victoire. Sorcière sans démons, qui prédis l'avenir, Qui, regardant la main, nous viens entretenir, Et qui charmes nos sens d'une aimable imposture : Tu parais peu savante en l'art de deviner ; Mais sans t'amuser plus à la bonne aventure, Sombre divinité, tu nous la peux donner.

Georges de Scudery (1601-1667)

Publié par fleurdetiaree à 01:26:17 dans rayondesoleil | Commentaires (0) |

Personne n'est une ile | 23 août 2007

  Au début, ce fut le chaos. La terre s'est mise à gronder et je fus arrachée, transportée, éloignée de mon père, de ma mère, du reste de l'archipel. J'ai longtemps dérivé sur les océans sans fin. Les tempêtes étaient fréquentes et encore aujourd'hui je ne sais comment j'ai pu m'en sortir sans me désagréger. Puis ce fut le silence. Les éléments se calmèrent. Pas immédiatement : cela prit des milliers d'années, des ères peut être. Je ne dérivais plus. Je m'étais fixée sur une crête, au milieu des eaux puisque c'est mon milieu naturel. J'étais seule. J'avais eu le temps de pleurer toutes les larmes (salées) de mon corps de sable mais je goûtais maintenant la solitude. J'avais été coincée dans le petit groupe d'îlots de mon enfance et j'avais souvent souhaité un cataclysme pour rompre cet attachement. Enfin c'était chose faite... J'étais seule et bien contente de l'être. Les jours s'étiraient lentement au soleil. Une barrière de corail s'était accumulée et protégeait ma grève des assauts de la mer. Je me laissais dorer la côte. Nonchalamment. Les rares pluies suffisaient à combler ma verdure et la faune naissante en mon centre : des rongeurs, quelques invertébrés et beaucoup, beaucoup d'oiseaux. Ils m'intriguaient : s'ils avaient pu voler jusqu'à moi en si grand nombre (certains jours, j'en étais couverte et leurs cris perturbaient mon sommeil tellurique), c'est que je n'étais pas si éloignée que cela d'une autre terre. Peut-être même d'un archipel, comme celui de mon enfance. Mais je me gardais bien de me détacher pour m'en approcher. Je n'allais pas renoncer si facilement à ma quiétude. Je me fiais ainsi aux éléments pendant des centaines, des milliers d'années encore jusqu'à ce qu'un changement dans le comportement des oiseaux m'alerte. Moins de pépiements, moins de caquétements, moins de plumes, moins de graines, moins de nids, moins d'œufs... Moins d'oiseaux ! Mais pourquoi s'étaient-ils tous enfuis ? J'ai mis un certain temps à comprendre que j'avais vieilli seule... et, hum ! pas très bien vieilli... Ma faune m'avait fuie parce que ma flore, plus aussi luxuriante que dans ma jeunesse ne suffisait plus à sa subsistance. J'étais pelée, sèche, pas très avenante. Mon appétit pour la solitude m'avait trahi. Depuis quelques temps d'ailleurs, je me voyais partir : ma grève s'était rétrécie, mangée par le ressac que les coraux n'arrêtaient plus. Mes cocotiers n'avaient plus de têtes... décapités par les cyclones ! La sécheresse avait tari mes sources. Je devais faire piètre figure au milieu de l'océan. Et maintenant que j'y songeais : aucun marin aventureux n'avait jamais foulé mes plages d'un pas conquérant. Ah ça ! Je la payais chère ma solitude ! Papa, maman, mes chers frères, mes petits îlots chéris, où êtes-vous ? Le chagrin était si fort que je résolus de partir à la recherche de mon archipel perdu. Et même si je ne devais pas retrouver mes proches, je m'arrêterais au premier atoll que je croiserais... je leur demanderais de l'aide, je m'intégrerais sagement dans leur écosystème, sans faire de vagues, comme une gentille petite île du tertiaire que je suis. Mais je devais apprendre à mes dépens qu'on ne se débarrasse pas de ses sédiments aussi vite. Malgré tous mes efforts pour m'arracher à mon milieu, je suis restée figée sur mon talus, rivée à ma crête. En exactement 15.789 ans, j'ai bougé de 23 centimètres... et encore, pas par mes propres moyens : un tremblement de terre sous-marin. Il paraît que ça arrive parfois. Enfin, tous les 30.000 ans environ. Alors j'attends. Seule. .............................. Personne n'est une île. Nous avons besoin des autres pour survivre. Même si nous apprécions parfois l'éloignement et la solitude, nous restons des animaux politiques, c'est-à-dire des êtres qui s'épanouissent au milieu de leurs semblables. Ceux qui renoncent au commerce des hommes finissent souvent comme cette petite île : ils ne sont plus ravitaillés, dépérissent, se sentent frustrés, tentent de vivre sur leurs propres ressources... et les épuisent. Contre l'ennui, contre l'affaiblissement : ressourcez vous auprès de vos proches, amis ou famille. " Il y a dans le coeur de chacun un aimant qui attire les véritables amis. Cet aimant, c'est l'altruisme, la disposition à s'intéresser d'abord à autrui. " Paramahansa Yogananda

Anonyme

Publié par fleurdetiaree à 20:16:48 dans rayondesoleil | Commentaires (0) |

Dire.... | 22 août 2007

Tu me trouves superficielle?

Je ne suis que ton reflet..

Tu me trouves ridicule?

Le ridicule ne tue pas mais l'erreur si..

Tu me trouves désagréable?

Je suis sincère rien de plus..

Tu me trouves moche?

Ne jalouses pas ce que tu n'as pas..

Tu me trouves jalouse?

Je t'envie sois en flatté..

Tu me trouves stupide?

Ce n'est qu'une partie de ton identité que tu vois..

Tu me trouves inutile?

Aloes ferme ce blog et retourne dans ta médiocrité..

Dire que quelqu un qu'il est gros

Ne vous rendra pas plus maigre

Dire que quelqu'un est stupide

ne vous rendra pas plus intelligent

Dire que quelqu'un qu'il est moche

ne vous rendra pas plus beau

et blesser quelqu'un ne vous rendra pas plus heureux.

Par contre juger sans connaitre c'est faire preuve de débilité...

 

Publié par fleurdetiaree à 20:26:20 dans rayondesoleil | Commentaires (0) |

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